COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU 19 JUIN 1997
| L'APAG, issue de l'Appel de Genève
contre la société du plutonium lancé en 1978 qui a
recueilli 50.000 signatures en Europe occidentale, se réjouit vivement
de la décision que vient de prendre le Gouvernement français
de fermer la Centrale à neutrons rapides Superphénix de Creys-Malville.
Voici quelque vingt ans déjà que, à la suite de plusieurs autres manifestes, dont la Lettre ouverte de novembre 1976 signée par quelque 1.300 ingénieurs, physiciens et techniciens travaillant dans la région genevoise, notamment au CERN, et la Première Déclaration du Groupe de Bellerive du 3 octobre 1977, l'APAG dénonce les aléas inhérents à la filière surgénératrice au plutonium dont le Superphénix devait être une tête de pré-série industrielle: risque technologique majeur infiniment plus considérable que celui des centrales à l'uranium enrichi susceptible de rendre durablement inhabitable toute une région comme à Tchernobyl, course à la puissance et à la démesure tournant délibérément le dos aux économies d'énergie, aux technologies douces et à la protection de l'environnement, investissement financier gigantesque n'induisant qu'un très petit nombre d'emplois... Voici dix ans déjà que l'APAG et d'autres associations suisses puis françaises dont le WWF-Suisse et CONTRATOM ont engagé un contentieux administratif auprès des juridictions françaises compétentes, y compris le Conseil d'Etat français, contre le redémarrage puis le fonctionnement de la Centrale Superphénix de Creys-Malville. (suite)
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suite:
Au fil des mois et des années qui ont suivi, nombre d'associations, de communes et de villes suisses se sont jointes à ces procédures cependant que l'Etat de Genève lançait un contentieux parallèle contre Superphénix comme l'article antinucléaire de la Constitution genevoise lui en fait le devoir. Aussi bien la majorité antinucléaire de l'opinion publique de la Suisse romande ne peut que se réjouir avec l'APAG de l'abandon du Superphénix. L'APAG attend désormais du Gouvernement français qu'il renonce également au retraitement des combustibles nucléaires usés à l'usine de La Hague dont la seule justification sérieuse résidait dans le lancement de la filière surgénératrice au plutonium. L'usine de La Hague présente les mêmes aléas sus-mentionnés que Superphénix avec, en prime, une contamination radioactive insidieuse du Cotentin et de l'environnement marin menaçant gravement la santé des consommateurs de poissons et fruits de mer de la Manche et de la Mer du Nord. BIBLIOGRAPHIE · RENS, Ivo, «Genève contre Malville, Contribution à l'histoire d'un mouvement antinucléaire», in Stratégies énergétique, Biosphère & Société, Georg, Genève, 1995, pp. 121-132. p.353
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