L'engagement associatif pour une gestion
globale des déchets
L'exemple de l'opération Pélican
par Daniel CARDE
vice-président de France Nature Environnement
Chambéry, Savoie


Résumé: Les déchets sont l'un des problèmes écologiques majeurs de notre société. Leur quantité et leur toxicité sont de plus en plus dangereuses pour l'homme et l'environnement. Leur recyclage exige la participation de la population.
Zusammenfassung: Die Abfälle stellen eines der grössten ökologischen Probleme unserer Gesellschaft dar. Ihre zunehmende Menge und Giftigkeit machen sie immer bedrohlicher für Mensch und Umwelt. Die Wiederverwertung verlangt aber die Mitarbeit der Bevölkerung.
Summary: Waste is one of our society's main ecological problems. Its quantity and toxicity are presenting ever more of a danger to man and the environment. Everyone must take part in recycling it.
     Les déchets que nous produisons sont devenus l'un des problèmes écologiques majeurs de notre société. Par leur quantité croissante et déjà insupportable sur presque toute la surface de la planète, et par l'augmentation de la toxicité et de la dangerosité des déchets, ceux-ci font peser des risques de plus en plus graves sur les populations et sur l'environnement.
     Alors que la nature est capable de "digérer" sans risques la totalité de ses déchets, par biodégradation, fragmentation, érosion et recyclage - et sur ce dernier point, les chaînes trophiques jouent un rôle fondamental pour la conservation et l'équilibre des éco-systèmes - les "anthropo-systèmes" n'ont pas atteint cette maturité.
     En France, les quelque 400 millions de tonnes de déchets agricoles, 150 millions de tonnes de déchets industriels et 20 millions de tonnes de déchets ménagers ont largement dépassé la capacité d'autodégradation par les milieux naturels. La surproduction de déchets entraîne donc la saturation des écosystèmes par accumulation des déchets sur place, provoquant des types de pollution jusqu'alors inconnus et un impact dramatique sur les milieux naturels et les paysages.
     La toxicité fortement accrue, ces dernières décennies, avec l'extrême diversité des substances chimiques mises sur le marché (agro-alimentaire, agriculture, industries chimiques et pharmaceutiques), et les effets de synergie qui découlent de leur mixité dans les dépôts d'ordures (sauvages ou contrôlés), participent à l'empoisonnement progressif de la biosphère par
diffusion dans les sols, les milieux aquatiques et l'atmosphère, et par concentration à travers les chaînes alimentaires.
     Par ailleurs, la gestion des déchets nucléaires apparaît fort préoccupante par la persistance de la radioactivité de certains éléments pendant plusieurs millénaires et l'absence de procédés de destruction satisfaisants, impliquant un stockage rigoureusement contrôlé et gardienné pour toute la durée de la radioactivité.
     La production massive de biens de consommation standards, à durée de vie de plus en plus courte, non réparables et fabriqués avec des matières premières et de l'énergie non renouvelables, est sûrement l'une des causes de cette surproduction "rudérique". (1)
     Cette dérive majeure des sociétés modernes est illustrée par le fait que les industries produisent non plus pour satisfaire les besoins fondamentaux des populations mais pour spéculer.
     Parallèlement, les consommateurs, emportés par le tourbillon de la vie urbaine, se laissent tenter par les atours d'une distribution fort bien organisée - sauf pour la collecte des déchets - pour répondre à un mode de consommation axé maintenant sur rapidité et facilité: avoir tout sur place, se déplacer moins souvent mais en automobile pour emmener plus de biens à la fois. L'hypermarché répond mieux à ces exigences que le petit commerçant de quartier.
     Dans cette logique, les emballages se sont considérablement développés en France, surtout dans la dernière décennie.

(1) Rudérique relatif aux déchets (mdus en latin: décombres).

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1. L'EMBALLAGE ET LES CONTRAINTES DE
L'ENVIRONNEMENT

     Avancée certaine dans le domaine de l'hygiène, dans la conservation du produit et de la sécurité, l'emballage n'en est pas moins problématique au niveau de l'environnement, sur le plan des pollutions, nuisances et impacts dans tout le cycle de vie du produit, "du berceau jusqu'à la tombe", notamment à l'état de déchet. Il représente par ailleurs assez bien le produit-symbole d'une société de gaspillage surtout s'il est en plastique.
     Il est vrai que la part des emballages dans le tonnage total des déchets ménagers ne cesse d'augmenter, pour atteindre actuellement près de 50% en poids et bien plus encore en volume!
     Cet accroissement très net s'est traduit tout aussi nettement dans les paysages: plastiques accrochés aux arbres le long des rivières et des routes, décharges sauvages ou "contrôlées" composées de plus en plus de déchets non biodégradables, et notamment ces contenants domestiques ou alimentaires que sont bouteilles, flacons, boîtes et films d'emballage divers.
     Les grandes entreprises de fabrication et de distribution ont certainement encouragé cette tendance naturelle du public à jeter en abandonnant la consigne ou le retour des bouteilles et en passant progressivement à l'emballage perdu. Cette pratique accompagne parfaitement l'évolution de la société; par exemple, portions individuelles "sous-emballées" visant les ménages individuels en forte extension.
     D'une part, ces nouvelles données socio-économiques ont contribué à saturer plus vite les décharges existantes et à développer conséquemment une gêne pour le voisinage (odeurs, poussières, fumées...). D'autre part, l'Etat en matière de contrôle, les entreprises quant au respect des normes, les collectivités locales en ce qui concerne la gestion des déchets, ont fait preuve d'un laxisme certain. Ainsi furent réunis tous les ingrédients du "Nimby" américain (not in my back yard). C'est dans ce contexte que sont nées un certain nombre d'initiatives en France: la collecte sélective des déchets recyclables à Pau, "la poubelle bleue" à Dunkerque, le projet Demeter à Montpellier, et l'opération Pélican.

2. NI SUCCÈS, NI ÉCHEC: PÉLICAN
OUVRE DES PORTES

     L'opération Pélican est une tentative de recyclage des bouteilles plastiques PVC d'eaux minérales et d'eaux de source, par une action partenariale expérimentale.

Les partenaires:
     - le GECOM (Groupe d'Etude pour le Conditionnement
Moderne)
     - France Nature Environnement (Fédération Française des
Sociétés de Protection de la Nature).

L'objectif commun:
     - collecter 2500 tonnes sur 22 agglomérations situées le long de l'axe rhôdanien: régions Provence-Alpes-Côte-d'Azur et Rhône-Alpes, ainsi que Contrexéville et Vittel.

suite:
Les moyens:
     - choisir le rythime de l'année scolaire 89-90 pour sensibiliser les enfants des classes de CM1/CM2 (8 à 10 ans) aux problèmes des déchets et acquérir de nouveaux gestes : "ne plus jeter mais recycler".

Le principe d'action:
     - Les enfants ramassent les bouteilles chez eux ou chez les voisins et les apportent à l'école pour les mettre dans des sacs en plastique souples pouvant contenir environ 70 bouteilles. Elles sont ensuite collectées par les services techniques des villes ou des entreprises sous-traitantes avant d'être regroupées et broyées. Le GECOM prend livraison des "big bags" contenant le broyat, qui sont acheminés enfin vers les 2 usines françaises de micronisation: Montereau (Seine et Marne) et Beaucaire (Gard). Ainsi réduit en poudre et extrudé, le nouveau produit sera alors transformé en dalles, renforts de chaussures, ou tuyaux d'assainissement.

     L'objectif affiché par les industriels est transparent: 10% des 2 millions de tonnes de PVC fabriqués en France concernent les bouteilles (ler producteur mondial). Particulièrement attaqué par certains voisins européens, le marché du PVC, et par extension du plastique, était menacé. Il fallait donc trouver un moyen pour faire contre-feu par anticipation aux décisions maximalistes présentées au niveau européen (notamment le projet de directive CEE, actuellement retravaillé, prévoyant le recyclage des 70% des emballages d'ici 5 ans) et visant particulièrement les 97% de PVC non recyclés en France. L'image de la profession devait être rehaussée par une campagne de notoriété sur le recyclage du PVC, d'où le désir de partenariat avec les associations de protection de la nature (cf. annexe no1 en fin d'article).
     Pour France Nature Environnement, il s'agissait de saisir une opportunité de créer une réelle sensibilisation aux problèmes posés par les déchets et faire ainsi évoluer les mentalités, en se faisant reconnaître comme interlocuteur disposant d'un réseau associatif national. En acceptant une alliance constructive avec les industriels, les associations montraient ainsi que le temps du partenariat était arrivé.
     Le mouvement associatif a donc participé à la négociation avec les collectivités locales aux côtés des industriels pour les convaincre d'organiser la collecte des matériaux recyclables et à la sensibilisation scolaire avec l'aide financière des régions concernées et de certaines collectivités locales.
     Pour concilier deux mondes aussi différents, il fallait trouver une plate-forme commune. Les associations ont demandé:
     - le financement de leur participation à l'organisation de l'action,
     - une sensibilisation avec un message global sur les déchets,
     - l'engagement de continuer les collectes,
     - la mise en place d'un "observatoire" indépendant pour suivre et évaluer l'action.
 
 

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Des résultats:
     270 tonnes collectées en quelques mois (novembre 89-mai 90) par 20.000 enfants de 800 classes. Malgré la faiblesse des résultats, eu égard à l'objectif visé (270t / 2500t, soit 1/10ème seulement), le taux de collecte sur gisement atteint une valeur excellente pour une action expérimentale uniquement scolaire: 28% en moyenne avec un taux exceptionnellement bon de 56% (Valence). Mais, selon J.F. Cagnot (in Le Jaune et Rouge, novembre 1990, p.76), "la rentabilité de la collecte séparée des emballages plastiques en longue période n'a pu être encore démontrée, compte tenu des coûts de collecte dus à la faible densité apparente de ces emballages". Dans la suite immédiate de l'action, si l'on a pu juger du fort impact de la sensibilisation, il a par contre été très difficile d'assurer la pérennité de la collecte dans les mois suivants.

Plusieurs raisons peuvent être évoquées:
     - la coupure fatale des vacances scolaires estivales et la molle reprise de la rentrée,
     - l'absence quasi-générale de politique globale de déchets au niveau des collectivités locales et la grande incertitude quant aux choix à faire, suite aux élections de 1989 où de nouvelles équipes municipales se sont installées, les coûts élevés de la collecte et du broyage dépassant en général les 1350 FF./t de PVC broyé racheté par le GECOM,
     - la non-intégration des coûts de la communication, de la sensibilisation nécessaire et des coûts de l'impact environnemental alors qu'une pratique plus écologique permet de réaliser de réelles économies sur ces coûts d'impact. (Cf. annexe no 2),
     - les choix déjà faits ou en passe de l'être et jugés concurrents et non complémentaires au recyclage par les collectivités locales,
     - la difficulté de changer les habitudes de collecte des ordures ménagères, la non-participation des 2 plus grandes agglomérations Lyon, Marseille et, pratiquement, Grenoble.

     Force est de constater que malgré ces lourds handicaps,
l'action s'est fait connaître et s'est développée:
     - par une très large couverture médiatique,
     - par une expérimentation des différentes techniques de collecte (Cf. annexe no 3), par un marché du PVC recyclé encore débutant et contesté, mais prometteur, par une saturation des 2 principaux modes de traitement français actuels des déchets ménagers: la décharge et l'incinération. C'est ainsi qu'un certain nombre de collectivités locales hors périmètre expérimental ont demandé à participer à l'opération Pélican et que certaines ont déjà commencé (Cf. annexe no 4).

suite:
     Il reste que malgré l'initiative des industriels et la bonne volonté des principaux acteurs - services techniques des villes et élus, enfants et milieu éducatif, associations et public - la méthode apparaît insuffisante pour résoudre à elle seule la problématique de la gestion de la collecte des déchets recyclables.
     Si la CEE devait imposer rapidement un taux de recyclage de 70%, ce taux serait difficilement applicable en France sans faire appel à d'autres techniques et méthodes complémentaires pour extraire les PVC et l'ensemble des déchets recyclables des ordures ménagères.
     Les industriels l'ont certainement compris dès le départ, en intervenant pour intégrer l'incinération comme mode de recyclage dans le projet de directive CEE pour les emballages agro-alimentaires. Les associations de leur côté y sont opposées. Elles considèrent en effet que même en filtrant les fumées et en récupérant l'énergie, l'incinération possède un rendement bien inférieur à celui du recyclage, qui économise en matière première et énergie. D'après une récente étude (J.F. Bourgoin, Valorga-Process, in Combat Nature, janvier 91) le rapport d'économie d'énergie serait de 1 à 4: 0,4 tep. pour l'incinération et 1,6 pour le recyclage.
     France Nature Environnement estime aussi (Lettre du Hérisson, janvier 91) que ce serait une mesure contraire àl'encouragement du recyclage et qu'il vaudrait mieux éviter l'incinération du PVC, celle-ci dégageant de l'acide chlorhydrique. Actuellement seulement 10% des incinérateurs sont conformes aux normes européennes, ce qui correspond environ à 30% des ordures ménagères traitées par incinération. On ne pourra valablement résoudre le problème des emballages dans la gestion des ordures ménagères qu'en changeant les mentalités (produire et consommer mieux et moins, ne plus gaspiller) et en adaptant le système administratif et fiscal pour un meilleur partage des responsabilités et un financement à la hauteur des coûts, dans tous les cas nettement sous-estimés (Cf. annexe no 5). Dans cet esprit, les propres limites de l'opération Pélican ont valeur expérimentale.
     Chacun pressent désormais que l'expérimentation locale permet seule d'adapter la théorie à la pratique pour résoudre la difficile question de la gestion des déchets. Une approche globale et partenariale, où les techniques et méthodes ne sont plus jugées concurrentes mais complémentaires, paraît montrer la voie.
     En tout cas, l'expérience montre aussi l'aspect déterininant et irremplaçable, en amont et pour accompagner toute action, d'une sensibilisation bien comprise.
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Annexe 1: Conditionnement des eaux minérales en Europe
(% volume conditinné), 1987:

Annexe 2: Le coût de l'environnement.

     Actuellement le coût d'une décharge, sauvage ou autorisée, est très élevé pour l'environnement parce que mal gérée, et très difficile à évaluer concrètement; aucune étude sérieuse n'a été faite. Il faudrait inclure notamment le coût:
     - de la pollution des nappes phréatiques, des plans d'eau.
     - de la pollution atmosphérique (fumée, dégagements gazeux).
     - de la dégradation du milieu, de l'occupation d'espace.
     - de la prolifération d'espèces animales banales (rats, corvidés, goélands).
     - de la détérioration des paysages (effet négatif sur le tourisme).
     - de la prolifération des camions.
     - de la santé.
     - et enfin de la remise en état.
     A l'heure actuelle, en France, seuls les coûts de transports et de maintenance sont évalués, autour de 50 FF/tonne, alors qu'on devrait considérer le volume. Qui peut dire dans quelle mesure ils évolueront. Si l'on tenait compte de tous les impacts sur l'environnement, il faudrait compter certainement bien plus que 500 FF la tonne.
     L'incinérateur n'est guère plus efficace, d'où l'intéret d'un recyclage maximum des matériaux présents dans les déchets ménagers, qui permet d'en diminuer le tonnage, valorise certains matériaux et crée des emplois.

Annexe 3: Méthodes de collecte du PVC bouteille expérimentées dans le cadre de l'Opération Pélican.

     Collecte séparative multi-matériaux en porte à porte: une poubelle pour les déchets recyclables, une poubelle pour les autres. Taux de retour des bouteilles PVC: 70% (expérience dans 3 quartiers à Chambéry).
     Collecte par conteneur. Le problème est celui du volume. On peut y remédier:
     a) après collecte les bouteilles sont transportées en vrac vers un broyeur (coût de transport élevé en raison du faible poids transporté). Cas de l'Isle d'Abeau.
     b) au niveau du conteneur la bouteille est écrasée par un système manuel, d'où un gain de volume. Cas de Vienne.
     c) au niveau du véhicule collecteur la bouteille est écrasée (camion à benne compactrice, camion équipé d'un broyeur. Ils sont vidés par gravité (entreprise SILIM), cas des Bouches-du- Rhône, ou par aspiration (entreprise ICART), cas de la Haute-Savoie, de Seine-et-Marne.

Annexe 4: Opération Pélican, zone pilote,
le point au 1er février 1991.

Phase pédagogique
     - Sur les 22 agglomérations-pilotes, 18 ont participé. Une participation partielle (Montélimar), un report (Marseille), 2 refus (Lyon-Courly et Annemasse)

suite:
     - 792 classes ont participé, soit 68% des classes des communes participantes.
     - 70% de ces classes ont été sensibilisées par les associations relais de France Nature Environnement.
     - 270 tonnes de PVC (plus de 6 millions de bouteilles) ont été récoltées par les enfants, soit 28% du gisement potentiel, très bon résultat.
     - 39% de la population ont été touchés dans les villes concernées.
Collecte tout public
     Suite à cette première phase, les villes n'ont pas toutes perséveré.
     - Collecte mise en place: Haute-Savoie, L'Isle d'Abeau, Neufchâteau, Vienne, Vitrolles, Contrexéville, Vittel.
     - Collecte "sur le départ": Saint-Etienne, Romans, valence.
     - Collecte à l'étude: Marignane, Vitrolles, Aix-en-Provence, Marseille, Aix4es-Bains, Chambéry.
     - Collecte en attente de décision ou de renoncement: Bourgoin, Lyon, Grenoble, canton de Viviers, Bollène, Avignon, Annemasse.
Extension de l'Opération
     La notoriété de Pélican a provoqué une affluence de demandes. Ses promoteurs ont préféré assurer une meilleure gestion des déchets là où Pélican a déjà eu lieu plutôt qu'une dispersion dans toute la France. Toutefois de nouvelles candidatures sont recevables là où il y a une réelle volonté, pour que Pélican ne soit pas un coup médiatique sans lendemain. C'est dans ce sens que de nouvelles collectivités ont lancé l'opération: Montpellier, Bourg-en-Bresse, le département du Tam, Bourg-les-Valence, La Tour du Pin; d'autres sont en pourparlers: Limoges, Pau, Cannes, Le Mans, Mâcon...

Annexe 5: Les 10 propositions de la décennie 90
de France Nature Environnement.

     1. Consommer moins et mieux.
     2. Collecter les déchets de façon sélective pour permettre recyclage et valorisation.
     3. S'orienter vers une législation plus stricte et plus contraignante pour mieux respecter l'environnement.
     4. Mettre en place un dispositif fiscal pour responsabiliser les industriels dans la fabrication de produits plus respectueux de l'environnement (notion d'écoproduit).
     5. Réhabiliter les anciens sites de décharge et les remplacer par des centres de gestion globale des déchets, basés sur le principe "collecte-tri-recyclyge-valorisation", le stockage étant réservé aux déchets ultimes (résidus de traitement).
     6. Suivre et contrôler les centres de gestion des déchets par des comités indépendants.
     7. Transformer les industries de récupération et de recyclage en activités économiques propres et créatrices d'emplois.
     8. Rendre plus fiable et moins polluante la technique d'incinération qui concernera les déchets après tri et non recyclables.
     9. Prendre en compte le coût de l'environnement.
     10. Gérer les déchets à l'échelle intercommunale. Partir des contraintes locales, sensibiliser, responsabiliser.

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