| Le Parisien, édition
du 20 septembre 1990. A la «une»:
«Décharges radioactives de l'Essonne: Les témoignages qui brisent le mur du silence... » «Décharges radioactives: des
témoignages accablants
«Les silences du C.E.A.
* Le Parisien, édition du 25 septembre 1990 «Décharge radioactive: Le C.E.A.
avoue
«Les élus demandent la nomination
d'un expert indépendant
(suite)
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suite:
Sur celle de Saint-Aubin, il apparaîtrait que des mesures récentes montrent des taux de nocivité inquiétants. «Comme dans l'affaire du Bouchet, le député socialiste Thierry Mandon se mobilise pour Saint-Aubin... » * Le Parisien, édition du 26 septembre 1990 « Décharge de Saint-Aubin;
Et maintenant, la bataille des experts
Le Républicain, édition du 27 septembre 1990 «Les souvenirs de la déposante
de Saint-Aubin
p.63
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| Souvenirs radioactifs
En décembre 1973, tous les fûts avaient disparus de la 'déposante' et été transportés au centre de stockage de la Manche. Dossier classé pour le C.E.A. qui, depuis, dépose à cet endroit des chutes de tontes de gazon, des branches d'arbres coupées et des gravats provenant tous de Saclay. Alors comment expliquer qu'en début de semaine dernière, des journalistes - entrés clandestinement à l'intérieur du terrain - équipé d'un compteur Geiger, aient relevé un taux de radioactivité bien supérieur aux normes? Souvenirs radioactifs de la 'belle époque' de la 'déposante'? [...] Les Amis de la Terre:
Les Amis de la Terre
Alain Coste, président.» Le Parisien, édition du
24 octobre 1990. A la «une»:
Le Parisien poursuit ses révélations sur les décharges nucléaires de l'Essonne. A Saint-Aubin, il n'y avait pas que du césium, de l'uranium et de l'américium sur le site, comme l'a prouvé le laboratoire de Valence. Cette fois, c'est un des meilleurs labos d'Europe, celui de l'Université de Brême, qui l'affirme: la terre est aussi contaminée au plutonium! (suite)
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suite:
Du plutonium dans la décharge de Saint-Aubin! On savait déjà, grâce au laboratoire indépendant, la C.R.I.I.R.A.D., qu'on trouvait un peu de tout dans cette poubelle nucléaire: du césium 137, de l'uranium 235, de l'américium 241... Et voilà qu'aujourd'hui un laboratoire allemand nous révèle l'impensable: du plutonium, c'est-à-dire un élément radioactif provenant du coeur même d'un réacteur nucléaire, a été sans doute stocké en plein air, à quelques centaines de mètres du Centre d'études nucléaires de Saclay. Le Parisien avait des doutes, depuis que la C.R.I.I.R.A.D. avait émis cette hypothèse après avoir analysé les quatre kilos contaminés que nous avions prélevés sur le site. C'est ce laboratoire qui nous a conseillé de nous adresser à l'Université de Brême, l'un des centres en Europe universellement reconnus pour la compétence de leurs expertises en la matiere. Jamais les Allemands n'avaient vu ça: 98,3 becquerels de plutonium 238 et 2.153 becquerels de plutonium 238 et 240 par kilo de matière sèche. Une dose énorme si l'on sait que le seuil dangereux d'inhalation est fixé à 20 becquerels par an. A titre de comparaison, on a mesuré en amont de la centrale nucléaire de Creys-Malville 10,6 millibecquerels par kilo de matière sèche en plutonium 238. A Brême, les experts ont décidé de faire décontaminer leur laboratoire après avoir étudié la terre de Saint-Aubin! Même si l'on connaît la paranoïa allemande pour tout ce qui est nucléaire, on peut quand même s'inquiéter. En France, comme d'habitude, la communauté scientifique est divisée sur le sujet. A quel seuil une matière radioactive devient-elle dangereuse? Autant de réponses que de savants. En revanche, la plupart sont d'accord sur un point: il est inadmissible d'avoir laissé, pendant des années, de la terre hautement contaminée en plein air. D'autant que la loi interdit tout stockage de plutonium en dehors d'installations conçues à cet effet, avec les autorisations nécessaires. Bien sûr, il n'est pas question pour le Parisien de faire du catastrophisme. Néanmoins, une question se pose, et toujours la même en matière de nucléaire. Le citoyen n'a-t-il pas le droit de tout savoir sur son environnement, surtout quand sa sécurité pourrait être en jeu? Souvenez-vous de Tchernobyl: pour apprendre que le nuage toxique avait survolé la France et empoisonné nos salades, il a fallu attendre les déclarations du laboratoire indépendant de Valence. C'est la C.R.I.I.R.A.D. et non pas le C.E.A. ou encore le Service central de protection contre les rayonnements ionisants du professeur Pellerin qui a donné les premiers chiffres. «On ne voulait pas affoler la population», ont déclaré les officiels. Un mutisme qui s'est répété à depuis ... à chaque fois, que le Parisien a posé des questions précises sur les décharges de l'Essonne. Hier, au Commissariat à l'énergie atomique, on se contentait de trouver «surprenants les chiffres du laboratoire allemand»... On aimerait pourtant bien qu'on nous prouve qu'on s'est trompé.» Jacques Hennen
Gilles Verdez p.64
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| «Autour de la décharge:
des bureaux et un ... centre aéré (p. 2)
Tous les jours, des centaines de gosses jouent à quelques dizaines de mètres de la zone contaminée. Combien sont-ils ceux qui ont touché, respiré ou avalé le plutonium de la décharge radioactive de Saint-Aubin?»... «Au bout du voyage, la vérité
sur quatre kilos de terre (p.2)
«L'Université allemande veut
faire décontaminer son labo (p. 3)
«Le C.E.A.: »Des chiffres surprenants»
(p. 3)
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«Révélations sur Saint-Aubin
(p. 4)
Antoine Waechter: «Il faut tout nettoyer et tout de suite!» «La population française n'est pas aussi bien protégée qu'on le dit du risque nucléaire!» Antoine Waechter, responsable national des Verts et député européen, n'en revient pas... » «Quatre décharges radioactives?
(p. 4)
«De laborieuses explications au fil
des semaines (p. 4)
p.65
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