STRATEGIES ENERGETIQUES, 
BIOSPHERE & SOCIETE (SEBES)
Cyclopolis,
ville nouvelle
-
contribution à líécologie politique
Principaux jalons de l'histoire du mouvement «cyclo-écologiste», contre les abus de la circulation automobile et pour un nouvel urbanisme

Années cinquante, USA. Des oppositions contre le Interstate Highway System se font entendre aux Etat-Unis. A New York, le projet de passage de la cinquième avenue à travers le Washington Square Park est abandonné. Le projet de construction d'une autoroute suspendue en bordure du célèbre French Quarter à la Nouvelle Orléans est également combattu puis abandonné.

1962, Grande-Bretagne. Publication du rapport Buchanan, rapidement traduit en français sous le titre L'automobile dans la ville. Il préconise d'inclure la mobilité aux plans d'aménagement de l'environnement construit.

1967, Fondation de Vélo Québec, organisme à but non lucratif ayant pour mission d'encourager et de faciliter la pratique libre et sécuritaire de la bicyclette à des fins de loisirs, de tourisme et de transport, dans une perspective de promotion de l'amélioration du cadre de vie et de protection de l'environnement urbain et rural.

Automne 1968, Groningen, Pays-Bas. Le premier quartier «woonerf» est illégalement créé («woonerf», traduit en France par cour urbaine, et par zone résidentielle en Suisse, au Luxembourg et en Belgique).

1972, Delft, Pays-Bas. Ouverture du premier quartier officiel « woonerf».

1973, publication d'Energie et équité par Ivan Illich.

1974, Paris, France. Fondation du «Mouvement de défense de la bicyclette».

Janvier et février 1974. Quatre dimanches sans voitures sont organisés en Suisse durant la crise pétrolière.

1974, USA. Publication du rapport Snell, American Ground Transport.

1975, Montréal, Canada. Fondation de l'association cyclo-écologiste «Le Monde à bicyclette».

1979, Suisse. Naissance de l'Association transports et environnement (ATE). A fait des émules en Allemagne, Autriche, Grande-Bretagne et Suède.

1979, USA. Création du Bicycle Network News, un service de récolte et de reproduction d'articles publiés dans la presse internationale. Il permit un suivi du mouvement cyclo-écologiste par les militants et fit connaître les stratégies politiques adoptées par ces derniers (jusqu'en 2000).

1980, France. Fondation de la Fédération française des usagers de la bicyclette (FUBicy). Elle regroupe aujourd'hui une centaine d'associations pour le cyclisme utilitaire.

1980, USA. Fondation de la Bicycle federation of America organisatrice des rencontres biennales Pro Bike.

1981, USA. Publication par Donald Appleyard de Livable Streets, dans lequel il met en évidence les effets structurants de la mobilité sur l'urbanisme et les relations sociales.

1983, Copenhague. Fondation de la Fédération européenne des cyclistes, organisatrice des rencontres biennales Vélo City.

1985, New York. Création de l'Institute for Transportation and Development Policy, principale ONG se dédiant à la promotion d'une écomobilité dans le monde.

1989, Bordeaux, France. Création du «Club des villes cyclables» aujourd'hui fort de plus de 350 villes en France.

1991, à l'initiative de la Fédération européenne des cyclistes, création du réseau Cities for cyclists.

Septembre 1991, New York, USA. Première conférence internationale Car-free cities.

Septembre 1992, San Francisco, USA. Première «masse critique» dont le but est de faire connaître les revendications du mouvement cycliste. Ces «célébrations» sans véritables organisateurs sont devenues mensuelles dans une centaine de villes dans le monde.

1992, Canada. Vélo Québec, la Bicycle Federation of America, la Fédération européenne des cyclistes organisent avec le concours de l'UNESCO et du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) la première Conférence vélo mondiale.

1993, USA. Fondation du Congrès pour un Nouvel Urbanisme (CNU) dont l'intégration de la mobilité à l'aménagement du territoire est l'un des principaux objectifs (il défend les Transport Oriented Developments).

Septembre 1993- novembre 1994, East London. La construction de la M11 rencontre une grande opposition de militants écologistes et de la population locale qui occupent des bâtiments devant être détruits.

1994, Montréal, Canada. Publication par Claire Morisette de Deux roues, un avenir.

Mars 1994, Amsterdam, Pays-Bas. Création du «Réseau en ville sans ma voiture » par la DG XI de l'Union européenne et Eurocities. Son secrétariat coordonne aujourd'hui la journée européenne «En ville sans ma voiture».

14 mai 1995, Londres, UK. Première occupation de rues par Reclaim the Streets à Camdentown au nord de Londres.

Eté 1995, Arcata, Californie, USA. Naissance du journal Auto-Free Times par l'Alliance pour un moratoire sur le bitumage (circulation internationale de 12.000 exemplaires).

Juin 1996, Reykjavik, Islande. Première journée sans voitures organisée par le gouvernement dans la capitale.

1996, Grande-Bretagne. Création de la revue universitaire World Transport Policy and Practice, favorable à l'écomobilité.

Juin 11, 1996, Bath, UK. Première journée britannique Car-Free Day.

1997, UK. Première de trois journées nationales annuelles Car-Free Days.

1997, Suisse. Fondation de Mobility Carsharing Suisse formée des deux prestataires d'auto-partage ATG AutoTeilet Schweiz et de ShareCom. En 1987, la première coopérative d'auto-partage ne comptait guère que 30 membres, qui se partageaient 2 véhicules. En 1993, elle comptait environ 3.000 membres. Mobility CarSharing compte aujourd'hui plus de 57.000 membres et emploie plus de 100 collaboratrices et collaborateurs. Le partage de voitures se pratique aujourd'hui dans une cinquantaine de villes dans le monde, dont Paris www.caisse-commune.com et Montréal www.communauto.com.

9 septembre 1997, La Rochelle, France. Première journée «En ville sans ma voiture» en France.

26 octobre - 1er novembre 1997, Lyon, France. Conférence «Vers des villes sans voitures» soutenue par l'organisation Youth for Action et quelques autres organisations non gouvernementales. L'événement fait la une du journal Le Monde. Naissance du magazine Car Busters qui connaîtra de nombreuses reprises par Le Courrier international.

1998, Washington (D.C.), USA. Fondation de Sprawl Watch Clearinghouse, une association luttant contre l'étalement urbain aux Etats-Unis.

21juin 1998, Allemagne. «Mobil Ohne Auto». Journée pour une mobilité sans voiture dans toute l'Allemagne.

22 septembre 1998, France. Le Ministère français de l'aménagement du territoire et de l'environnement et 66 villes françaises organisent
une journée «En ville sans ma voiture».

19 septembre 1999, Pays-Bas. Premier dimanche national sans voitures.

22 septembre 1999, France. Deuxième journée nationale «En ville sans ma voiture». 92 villes italiennes «In città senza mia auto» et le Canton de Genève y participent.

6 février 2000, Italie. Premier de quatre dimanches successifs sans voitures. 150 villes italiennes se joignent au mouvement sous les auspices du Ministère de l'environnement.

24 février 2000, Colombie. « Sin mi carro en Bogotá». Première journée «sans ma voiture» dans une ville entière en milieu de semaine. Selon les organisateurs, 800.000 véhicules restent au garage ce jour-là.

2000, France. Car Busters à Prague et Ecoplan à Paris, après le succès de la journée «En ville sans ma voiture» à Bogotá, lancent l'idée de journée mondiale World Car Free Day.

23 avril 2000, Indonésie. Dans le cadre de la «Journée de la Terre 2000», une journée «En ville sans ma voiture» est organisée à Jakarta.

10-18 juin 2000, UK. Semaine de l'écomobilité.

22 septembre 2000. Première journée «En ville sans ma voiture» organisée par l'Union européenne. 215 villes espagnoles y participent. Au Portugal, sept ministères, ainsi que des ONG et des associations de commerçants s'impliquent dans sa préparation. En Belgique, l'opération «En ville sans ma voiture!» ouvrait la «Semaine de la Mobilité durable». Pas moins de 767 villes dans une vingtaine de pays en Europe ont participé à l'événement. En 2002, elles seront 1.300 dans le monde.

23-26 septembre 2003. Organisation à Paris de la 14e rencontre européenne Vélo-City sous le thème «Le vélo, outil indispensable pour la reconquête de la ville».