L’aventure est morte
Par Fred Radeff le - Lien permanent
De Philippe Koller et Thierry Jorand
Une conférence de M. Georges Simenon, émaillée d’interventions musicales
Avec Thierry Jorand, conférencier Nathalie Saudan (violon), Philippe Koller (violon), Philippe Ehinger (clarinettes), Pierre-François Massy (contrebasse) et Sylvain Fournier (batterie)
Conception et musiques : Philippe Koller Sonorisation : Stefan Roisin
Après la parution, l’an passé, de son grand roman Le Testament Donadieu ; après la publication, pour cette seule année, de pas moins de treize nouveaux titres, c’est évidemment un insigne honneur que de recevoir, en cette rentrée 1938, l’illustre romancier M. Georges Simenon. S’il a gracieusement accepté de se prêter à ce que lui-même nomme une «conférence en forme de bavardage», cependant il a souhaité ne pas gloser sur les récentes turbulences politiques et les pesantes incertitudes de l’avenir, jugeant avec modestie qu’ «on ne vit pas avec l’Histoire, ou plutôt on ne vit pas l’Histoire. On vit sa petite vie à soi, celle d’un groupe, d’un instant de l’humanité, d’un instant de la vie du monde». C’est donc de sa «petite» vie de grand écrivain que M. Simenon nous entretiendra au cours de ces deux soirées exceptionnelles, ce qui n’abusera que celles et ceux qui veulent bien se laisser abuser: car lorsqu’à trente-cinq ans on aligne cinquante-trois romans «officiels» et plus de cent soixante-dix sous pseudonyme, il y a fort à parier, vu la dimension déjà balzacienne de l’oeuvre, que le souffle épique de l’Aventure et du Voyage – car M. Simenon est un intrépide voyageur – ne manquera pas de passer sur l’auditoire. Et si le titre de la conférence, sans doute polémique, semble par avance régler son compte à la question, pourtant il faut bien commencer par la poser : qu’est-ce donc pour vous que l’Aventure, Monsieur Simenon?
Philippe Koller
Source: http://lorangerie.biz/spectacle.php?idspectacle=24
Note de Fred: Un très beau spectacle de MM. Kohler et Joran, mais je n'ai pas été emballé par le texte du vieux Georges. Peut-être suis-je trop naïf, mais l'aventure j'y crois encore.